J'ouvre une Fenêtre
2009
A écouter la fraîcheur et la simplicité des chansons de Camille Couteau, on n’imagine pas l’ingéniosité dont elles doivent faire preuve pour réussir à s’extirper de sa chambre. Elles s’y entassent, sur le lit, le piano ou le rebord de la baignoire, sans qu’il réussisse à les mener au bout d'elles-mêmes. L’année deux mille sept, avec le guitariste Dominique Osawa, il s’est efforcé d’en enregistrer quelques-unes. Ils y ont mis plusieurs nuits, et tout leur cœur. Terminé, le disque fut posé sur une étagère sans que nul ne se soucie de le faire publier. Les mois, les années et la poussière ont passé. Ses amis du Saule se sont émus de ce joli gâchis et l’ont convaincu d’autoriser une sortie numérique. Ne se reconnaissant plus dans ce disque dont il revendiqua pourtant, naguère, la fausse naïveté au point de l’appeler Le secret du bonheur, il décide alors de ne garder que quelques-unes des chansons, ce qui donne le ci-devant mini-album, intitulé J’ouvre une fenêtre.
Michel Vanüpié
Revue de la société française d’anthropologie
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